Les études et contrats 2013 : Inventaires entomologiques, lépidoptères, insectes coprophiles

Les études pour 2013 : poursuite de contrats commencés les années précédentes et de nouveaux contrats en cours de finalisation, notamment :

  • Inventaire entomologique (Coleoptera, Carabidae) dans le cadre de la campagne d’inventaire des insectes du projet Cigéo, Programme d’Observation de l’Environnement de l’ANDRA en collaboration avec Anne Vallet, Entomo-Logic. Contrat commencé en 2012.
  • Étude des peuplements de l’entomofaune coprophage et coprophile (coléoptères et diptères) sur les espaces naturels de l’estuaire de la Seine pour le Département de l’Eure (27) en collaboration avec le Conservatoire d’espaces Naturels de Haute-Normandie.
  • Production d’indicateurs de la faune du sol dans une approche qualité écologique des sols en Haute-Normandie pour l’OBHN de la Région Haute-Normandie (76, 27) en collaboration avec le laboratoire ECODIV de la faculté des sciences de Mont-Saint-Aignan.
  • Actualisation des données : Inventaire de l’entomofaune (orthoptères, odonates, lépidoptères, coléoptères) sur différents sites choisis sur la commune de Maurepas (78) dans le cadre des Atlas de biodiversité communaux (ABC), pour la commune, en collaboration avec le bureau d’étude ALISEA.
  • Inventaire de l’entomofaune (orthoptères, odonates, lépidoptères, coléoptères) sur différents sites choisis sur la commune de Sermaise (91) dans le cadre des Atlas de biodiversité communaux (ABC), pour la commune, en collaboration avec le bureau d’étude ALISEA.
  • Inventaire entomologique (orthoptères, odonates, lépidoptères, coléoptères) sur deux parcs de la commune des Mureaux (78) en collaboration avec ALISEA. Contrat commencé en 2012.
  • Inventaire entomologique (orthoptères, odonates, lépidoptères, coléoptères) à la ferme Lot à Ris-Orangis (91) dans le cadre de l’étude d’impact avant construction en collaboration avec ALISEA. Contrat commencé en 2012.
  • Inventaire entomologique (orthoptères, odonates, lépidoptères, coléoptères) sur le réseau RFF entre Serqueux et Gisors (76-27) dans le cadre de l’étude d’impact avant remise en état et aux normes de la voie ferrée entre Serqueux et Gisors en collaboration avec ALISEA. Contrat commencé en 2012.
  • Suivi des lépidoptères rhopalocères de Haute-Normandie – Lot 10 (76) : Groupement de travail (CSNHN, ASTER, B. DARDENNE, N. MOULIN) pour l’analyse des résultats du suivi des papillons de jour pour l’Observatoire de la Biodiversité de la Région Haute-Normandie dans le cadre de la mise en place d’indicateurs. Contrat commencé en 2012.
  • Inventaire entomologique (orthoptères, odonates, lépidoptères, coléoptères) à Melun (77) dans le cadre de l’étude d’impact pour la construction du nouvel d’hôpital de Melun en collaboration avec ALISEA. Contrat commencé en 2012.
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  • la liste est non exhaustive….
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Inventaire des coléoptères saproxyliques dans la forêt départementale de l’Hautil

Le conseil général du Val d’Oise s’inscrit dans une démarche de connaissance du patrimoine biologique afin de fixer des priorités de gestion favorisant la biodiversité et mettre en place une gestion conservatoire de  l’environnement. Pour établir un diagnostic de son patrimoine naturel, le conseil général a engagé une série d’études sur la diversité biologique de son territoire. Dans ce cadre,  un état des lieux de l’état de conservation de la forêt départementale de l’Hautil m’a été commandé. Cet état des lieux a été réalisé à travers un inventaire des coléoptères saproxyliques. Les caractéristiques écologiques liées à ces espèces sont en effet particulièrement révélatrices de « l’état de santé » d’un massif forestier.

Les objectifs de cette étude menée sur 3 années, de 2010 à 2012, ont été de :

  • réaliser un inventaire le plus exhaustif possible des espèces de coléoptères saproxyliques se développant sur ce massif;
  • relier paysage, gestion forestière et diversité des coléoptères saproxyliques et d’en décrire et analyser les schémas de diversité observés;
  • commenter la gestion forestière de ce massif et si nécessaire émettre des préconisations d’amélioration;
  • évaluer l’efficacité des différentes techniques d’échantillonnage utilisées et émettre des recommandations pour la suite.

Le massif forestier de l’Hautil se situe dans le département du Val d’Oise (95) dans la région Ile-de-France. Sa gestion est sous la responsabilité de l’ONF (Office National des Forêts). Le boisement est dominé par le chêne sessile (38 %) et le châtaignier (38%) suivi du frêne (11%) et du chêne pédonculé (7,3%). Une caractéristique importante de la situation est la mise en place d’îlots de vieillissement représentant 10,85 ha de boisement suite à une étude similaire passée.

L’étude s’est localisée sur quatre stations d’échantillonnage, trois à partir de 2010 et une quatrième en plus en 2011. Ces stations comprennent trois îlots de vieillissement,  une prairie (Prairie de Bellefontaine) et deux parcelles boisées ayant une fonction sylvicole moindre.

 

Station1 ……………………………………………………Station2

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Station3 ……………………………………………………Station4

Afin de réaliser cet inventaire des coléoptères saproxyliques de la forêt départementale de l’Hautil, cinq techniques différentes d’échantillonnage ont été mises en œuvre. Celles-ci sont  complémentaires les unes par rapport aux autres :


Le programme d’échantillonnage par saison et sur les trois années a été établi en fonction des  types de piégeage. Ses caractéristiques principales sont le nombre de pièges par station, et le nombre d’occurrences des relevés des pièges et l’espacement de temps entre chaque relevé. A chacun des relevés, les échantillons collectés ont été conditionnés dans l’alcool à 70° en attendant le tri en laboratoire. Après tri, les coléoptères d’une taille supérieure à 2 mm ont été conservés sur couches sèches de coton. Les coléoptères de plus petite taille ont été conservés en alcool. Un certain nombre de spécimens ont été montés afin d’alimenter une collection de référence.

Suite aux campagnes d’échantillonnage de 2010 à 2012, ce sont 9511 coléoptères, toutes familles confondues, qui ont été observés :

  • 1984 en 2010 pour trois stations;
  • 4215 en 2011 pour quatre stations puisqu’une quatrième station comportant cinq pièges supplémentaires  avait été mise en place;
  • 3312 en 2012.

Sur ces effectifs, la part des coléoptères saproxyliques a été de 82% en 2010, 71% en 2011 et 89% en 2012 répartis en 135 espèces  en 2010, 168 en 2011 et 195 en 2012. Les trois années d’échantillonnage ont ainsi permis de déterminer 263 espèces liées au bois mort durant au moins une partie de leur cycle.
Galerie de photos


Concernant les espèces indicatrices de la valeur biologique des forêts françaises (Brustel 2001), 29 espèces ont été recensées en 2010, soit 21,5% de l’ensemble des espèces de l’année. En 2011, ce sont 34 espèces indicatrices qui ont été identifiées soit 20,2% des 168 saproxyliques. Enfin, en 2012, ce sont 38 espèces (19,5%) sur les 195 espèces identifiées.  Pour ces trois années d’échantillonnages, nous avons pu établir que la richesse totale inventoriée a été  de 49 espèces, 21 espèces indicatrices étant communes à plusieurs années.

Sur la base d’une évaluation des espèces à partir des indices de Brustel (2001), huit espèces présentent la caractéristique d’un total (Ipn + If) supérieur ou égal à 6 (Ipn évalue le niveau de rareté des coléoptères saproxyliques  pour le nord de la France et If évalue le niveau de sténoécie des coléoptères saproxyliques en France entière).

Les espèces obtenant ce score sont considérées comme possédant un très fort caractère patrimonial (Brustel dans Mériguet et al., 2009). Il s’agit de Ampedus cardinalis, Ampedus nigroflavus, Ampedus pomonae, Calambus bipustulatus, Hypoganus inunctus, Procraerus tibialis, Hypulus quercinus, Mycetophagus decempunctatus.

Les espèces déterminantes de ZNIEFF sont répertoriées dans le tableau suivant :
lien vers tableau des espèces déterminantes.

Pour consulter la présentation des espèces remarquables rencontrées lors de cet inventaire suivre le lien suivant : lien vers espèces remarquables


En termes d’efficacité des techniques de piégeage, on constate que les pièges aériens d’interception multidirectionnelle (PIMUL) ont permis de collecter plus de 91% des spécimens de coléoptères saproxyliques et permettraient de déterminer 94% des espèces rencontrées. La chasse vue aurait permis de déterminer 20,5% des espèces rencontrées et les piégeages aériens attractifs en auraient décelées 17%. Seulement 14 espèces, soit 5,4% ont été déterminés exclusivement à partir d’individus collectés à l’aide de la chasse à vue (7) ou du piégeage aérien attractif (4) ou bien encore d’une boîte à émergence (3).

En conclusion de l’étude, l’inventaire des coléoptères saproxyliques de la forêt départementale de l’Hautil a permis de confirmer son caractère exceptionnel. Cette forêt représente très certainement un enjeu majeur de conservation de la biodiversité à l’échelle régionale. Le fait que l’on y constate une diversité importante des coléoptères saproxyliques avec plusieurs espèces remarquables s’y développant est un indicateur fort d’une forêt de bonne qualité, riche en micro-habitats et relativement stable.

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Etude des Mantodea du bassin du Congo : Les mantes de deux régions tropicales de la RCA

(English version Project on Mantodea of Congo basin)

En 2005 (OTTE & SPEARMAN, Mantida Species File), le groupe des mantes (Dictyoptera : Mantodea) comptait environ 2452 espèces valides (en 446 genres). Ce sont des insectes dont la connaissance est en perpétuel développement. D’ailleurs, depuis cette estimation, une révision de la tribu des Toxoderini réalisée par R. ROY a permis, entre autre, d’ajouter neuf espèces à cette liste. Elles sont présentes dans presque tous les écosystèmes terrestres. Elles se rencontrent dans tous les types d’habitats, depuis le désert saharien jusque dans les forêts équatoriales, depuis le niveau des mers jusqu’à haute altitude. La très grande majorité des nouvelles espèces restant à découvrir se trouve dans les milieux forestiers intertropicaux. De plus, étant majoritairement des insectes cryptiques et de nature solitaire, peu de travaux intensifs de terrain ont été réalisés jusqu’à aujourd’hui.

En Afrique, seules les prospections de R. ROY, dans les années 1960 à 1980, ont apporté des inventaires globaux sur les mantes de certains pays africains (Côte d’Ivoire, Gabon, Ghana…) ; et celles d’A. KALTENBACH, en 1996 et 1998, en Afrique du Sud. On estime pour le moment la faune des mantes africaines à plus de 1000 espèces.

Le présent projet a pour objectif d’étudier la diversité des mantes dans les différentes strates de la végétation (herbacée, arbustive, arborée, canopée) d’une partie du territoire du Tri-National de la Sangha côté République Centrafricaine (RCA) (2°25’-2°35’N, 16°05’-16°15’E ; entre 0 et 400m d’altitude) avec la réserve spéciale de forêt dense de Dzanga-Sangha, le Parc National Dzanga-Ndoki et la région de La Maboké-Boukoko. La zone d’exploration se situe au coeur d’une forêt dense ; deuxième forêt tropicale après l’Amazonie. Ainsi, une partie du projet scientifique sera de mettre à jour les connaissances sur les mantes inféodées aux forêts humides du bassin du Congo par analyse bibliographique. Les pays concernés sont le sud du Cameroun, la pointe sud de RCA, une grande partie de la République Démocratique du Congo (ex Zaïre), le nord du Congo et la quasi-totalité du Gabon. Seul la RCA a été sujette à des prospections de terrain personnelles entre 2010 et 2012.

D’une manière générale, cette étude s’intègre dans le cadre de l’expédition scientifique SANGHA 2012 coordonnée par Ph. ANNOYER, M. LOUBES et S. DANFLOUS qui permettra d’obtenir un inventaire généralisé de la faune entomologique, arachnologique, ornithologique,… et de la botanique de cette région africaine. Les missions de terrain ont eu lieu en novembre 2010 et de janvier à mars 2012.

Actuellement, une base de travail est déjà mise en place avec l’identification de près de 250 spécimens de mantes provenant des différentes missions de terrain de Ph. ANNOYER et de son équipe, au sud-ouest de Bayanga en RCA : en 2005 et 2008. Ce sont près de 35 espèces qui ont été déterminées entre 2009 et début 2010 (23 espèces en 2005 et 29 en 2008 ; 17 sont communes aux deux années). Les échantillons de 2010 sont en cours de traitement et ceux de 2012 n’ont pas encore été étudiés. Des recherches bibliographiques sur les mantes de RCA m’ont montré que la région avait été peu prospectée : 23 espèces (dont 7 communes à celles des prospections récentes de Ph. ANNOYER) sont citées de RCA dans la publication de référence de R. EHRMANN publiée en 2002. Cependant, de nombreux spécimens ont été collectés dans la région de la station de recherche de La Maboké-Boukoko dans les années 60-70. La liste des espèces n’est pour l’instant pas officielle.

Quatre techniques de récolte ont été utilisées : la chasse à vue (+ battage, fauchage) à l’aide de filets entomologiques appropriées, la recherche active en grimpant aux arbres à l’aide de cordes et d’équipements spécialisés, d’un piège autonome de capture aux UV (Remote Canopy Trap) et le piégeage lumineux nocturne. Les points de collectes ont été déterminés en fonction de l’organisation de l’expédition SANGHA 2012 et des différents habitats fréquentés.(voir article échantillonnage)

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Le matériel récolté sera identifié à l’aide de ma collection personnelle et de la collection de référence du Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN) à Paris : une des plus grandes collections de mantes du monde entier et en particulier d’Afrique. Si des espèces nouvelles pour la science sont identifiées, les types seront légués au MNHN.

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Ce projet a été présenté à la Société Entomologique de France pour l’obtention d’une bourse de recherche en entomologie dans le cadre des bourses Germaine Cousin.

La bourse a été acceptée pour l’année 2012 – 2013 et m’a été décernée le 12/12/2012 en présence de R ROY.

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L’échantillonnage dans l’étude des mantes

Plusieurs techniques sont disponibles pour échantillonner les mantes :

- la prospection à vue ne nécessite pas de matériel particulier mais fait appel à un grand sens de l’observation et beaucoup d’attention.

- le fauchage consiste à faucher les végétaux pour ensuite repérer la présence des espèces d’insectes recherchés.

- le battage consiste à secouer les branches des végétaux au dessus d’un tissus tendu de sorte à réceptionner les insectes et pouvoir ensuite les déterminer sur place ou les récupérer pour un examen ultérieur.

- les chasses nocturnes : Cette technique nécessite un drap et une lampe de forte puissance voir l’article chasse nocturne sur ce site en suivant le lien.

- le piégeage automatique avec lumière incorporée : Remote Canopy Trap
Cette technique consiste à installer un piège aérien muni d’un dispositif  de lampe alimentée par une batterie et d’une temporisation. Ce système fonctionne en autonomie. Il suffit d’aller régulièrement collecter les insectes et les disposer sur des supports assurant une bonne conservation.

 

Dans les milieux forestiers, il peut être nécessaire de grimper dans les hauteurs des arbres pour mettre en oeuvre ces divers procédés ( prospections, battage, chasse nocturne, Remote Canopy Trap).

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….. Pour en savoir plus sur mon projet Mantes voir la page Etude des mantes en suivant le lien. (For english version click on : Study of mantids)

 

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Speed Meetings à SQY les 11 et 13 octobre 2012

La Maison de l’environnement, des sciences et du développement durable de Saint-Quentin en Yvelines organise  durant la semaine du développement  durable du 8 au 13 octobre 2012 une série de Speed Meetings sur les métiers liés au développement durable.

J’interviendrai pour présenter mon parcours, mon métier et mon expérience d’entomologiste indépendant, gérant de son entreprise depuis 2007 :

  • le jeudi 11 octobre 2012 entre 11h45 et 14h à l’hôtel d’agglomération à Trappes (Z.A. du Buisson de la Couldre 1, rue Eugène-Hénaff – BP 118 – 78192 TRAPPES Cedex
  • le samedi 13 octobre 2012 après-midi au Centre Commercial Espace Saint-Quentin à Montigny le Bretonneux
    Pour en savoir plus sur le programme :
    ->  sciences en ébullition
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Rando’nuit avec la Maison de l’Environnement de Saint Quentin en Yvelines

A noter dans vos agendas : le 21 juillet 2012 à 21h

j’anime la Rando’nuit « la terre, la nuit, les insectes » avec la Maison de l’Environnement de Saint-Quentin en Yvelines.

Vous aurez l’occasion de découvrir les chants des criquets, grillons et sauterelles ainsi que participer à une chasse nocturne d’insectes (lire mon article : lien)

Toute l’info sur cette rando nocturne en suivant le lien suivant : Rando’nuit

Annonce dans le Parisien du 19 juillet 2012 : Rando’nuit

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La chasse nocturne d’insectes

 

De nombreuses études d’inventaires entomologiques ou de suivis de population d’insectes, notamment  les lépidoptères macro-hétérocères nécessitent d’effectuer des chasses nocturnes.

 

La première étape consiste à choisir le lieu et le moment adéquat.

  • Pour le lieu,  le choix se fait principalement en étudiant les cartes et en allant faire des repérages de jour sur le terrain.
  • Pour le choix de la date,  deux paramètres sont importants : en premier, la météo, les insectes n’aiment pas le froid, ni la pluie, ni le vent, et en second, la lune,  il vaut mieux en effet s’abstenir de chasses nocturnes les nuits de lune très éclairante.

Le soir choisi venu, il est préférable de se trouver sur le site suffisamment  tôt pour installer tout le matériel et procéder à l’allumage de la lampe bien avant que le jour commence à décliner.

Le matériel de la chasse se compose de :

  • l’installation de capture des insectes constitué par un grand drap blanc et une lampe très forte (240 W minimum) alimentée par un groupe électrogène fiable et peu bruyant;
  • les outils de l’entomologiste : filet, boîtes plastiques pour recueillir et éventuellement conserver les spécimens rencontrés, livres de détermination, cahier/carnet pour les prises de notes, appareil photos;
  • les éléments de confort: chaises pliantes, habits chauds, casse-croute et boissons chaudes. Ne pas oublier  la frontale.

 

 

 

La chasse peut alors commencer.

Selon le lieu et/ou selon le moment,  il faudra soit de la patience si peu d’insectes sont attirés par le dispositif lumineux, soit au contraire de la rapidité et de l’efficacité si de nombreux insectes se présentent en même temps.  Au cours de la chasse les arrivées s’effectuent souvent de façon très discontinue.  La connaissance préalable des populations susceptibles de se trouver sur le site permettant une détermination « à la volée » est un atout important. Le nombre d’espèces rencontré lors d’une chasse nocturne peut varier beaucoup. Mon record est de 75 espèces en une nuit. Dans ces cas là,  il faut vraiment être bien organisé et faire preuve de professionnalisme…..

L’ambiance d’une chasse nocturne est toujours spéciale. En effet la nuit environnante et la solitude dans une nature très vivante donnent à ces moments un attrait particulier. Généralement, plus la nuit avance, plus l’humidité et la fraîcheur se font sentir.

Les rencontres avec des papillons de nuit rares ou protégés comme certains sphinx,  noctuelles ou géométridés très colorés sont des instants fabuleux. Mais parfois, certaines présences sont moins plaisantes que les papillons de nuit, notamment les moustiques voire dans certains cas des frelons attirés aussi par la luminosité de la lampe.

Le moment de l’arrêt de la chasse n’est pas facile à décider. Souvent,  c’est l’espacement de plus en plus long des arrivées de nouveaux insectes qui détermine s’il y a lieu ou pas de poursuivre la chasse. Ce moment arrive de toute façon tard, plusieurs heures après l’installation de l’obscurité totale et a fortiori du début de la chasse.

Une fois l’arrêt décidé, on procède au  démontage, au rangement de tout le matériel ce qui peut être un peu délicat dans l’obscurité environnante, et aller dormir pour être prêt pour la prochaine chasse nocturne.

Si la chasse nocturne sur le terrain est terminée, le travail de détermination et d’exploitation des résultats, lui, nécessite encore beaucoup d’attention et de temps en laboratoire.

 

 

Viennent ensuite l’exploitation des résultats et la rédaction des rapport d’études. Cela représente beaucoup de travail mais ces chasses font partie des techniques et de l’expertise de l’entomologiste. Ce sont des moments rares dont on garde généralement de très bons souvenirs.

 

 

 

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Etude des coléoptères saproxyliques sur l’Espace Naturel Sensible de la butte de Marines (95)

La forêt de la butte de Marines  représente 235 ha. 9,7 ha sont la propriété du Conseil Général du Val d’Oise et environ 10 ha appartiennent à la Commune. La parcelle communale contient 17 grands et vieux châtaigniers d’au moins 250 ans.

 

L’objectif de l’étude est de :

  • Déterminer  parmi les trois parcelles  celle qui présente le plus grand intérêt pour le cortège des coléoptères saproxyliques ;
  • Inventorier les espèces de coléoptères saproxyliques présentent dans ces îlots ou d’autres zones considérées comme intéressantes à étudier ;
  • Détecter les espèces dites « patrimoniales » du fait leur rareté, de leur exigence écologique, de leur bio-indication (suivant, entre autres, des travaux de Brustel).

Pour réaliser cette étude,  l’investigation sur le terrain a été effectuée sur 3 stations selon un calendrier d’interventions  tenant compte des conditions requises pour ce type d’étude(température, vent,…).

Le protocole d’échantillonnage retenu est constitué d’un ensemble de  prospections actives et de dispositifs de récolte automatique,  notamment :

  • Les pièges attractifs aériens (1 piège par station)
  • Les pièges aériens d’interception de type PIMUL
  • Les pièges à émergences
  • Les boîtes à émergences

 

Les spécimens  recueillis sont ensuite déterminés en laboratoire selon le processus suivant :

Une analyse de la répartition des espèces selon les milieux ainsi qu’une évaluation patrimoniale globale du site au moyen des coléoptères saproxyliques bio-indicateurs (Brustel, 2001) est effectuée à partir des résultats.

Pour l’année 2011, 202 espèces (en 2305 spécimens déterminés à l’espèce) de coléoptères dont 160 espèces de coléoptères saproxyliques ont été répertoriées.

 

30 espèces collectées en 2011 sont présentes dans le référentiel de Brustel :

  • En terme de rareté : selon l’indice Ipn situant le niveau de rareté chorologique des espèces comme une appréciation de leur valeur patrimoniale, ont été dénombrés :

- 1 espèce commune et largement distribuée
- 24 espèces peu abondantes et localisées
- 5 espèces jamais abondantes ou très localisées
- 0 espèce très rare et très localisée

  • En terme d’habitat : selon l’indice if situant le niveau d’exigence biologique des coléoptères saproxyliques (habitat larvaire) :

- 1 espèce pionnière dans la dégradation du bois, et/ou peu exigeante
- 18 espèces exigeantes
- 11 espèces très exigeantes

 

En final, l’étude a montré que les sites étudiés représentent un écosystème forestier particulièrement dynamique et comportent, en termes entomologiques, une richesse exceptionnelle.  Il s’agit maintenant de continuer le travail d’inventaire des saproxyliques dans les massifs forestiers de la région de manière à constituer une trame verte forestière consistante et hiérarchiser les besoins de gestion en faveur des forêts.

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SANGHA à la Maison de l’Environnement de Saint Quentin en Yvelines

L’équipe de l’expédition SANGHA 2012 vous invite à une projection portant sur la dernière mission de terrain réalisée de janvier à mars 2012.

Vous trouverez en suivant le lien : le carton d’invitation.

A noter aussi  les animations (programme pieds sur terre et village des plantes) de la Maison de l’environnement de Saint Quentin en Yvelines où une exposition de photos concernant l’expédition est prévue.

 

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Participation au projet de restauration d’une zone humide au Mesnil-le-Roi

Depuis 2008, je participe en tant que prestataire au projet de restauration d’une zone humide remarquable au Mesnil-le-Roi.

Ce contrat pluri-annuel engagé avec la commune du Mesnil-le-Roi se terminera cette année en 2012.

Depuis le début du projet en 2008, je réalise à l’aide de pièges adaptés et de chasses nocturnes  des inventaires entomologiques sur le site en ciblant plutôt les coléoptères, les lépidoptères rhopalocères et macrohétérocères, les odonates et  les orthoptères.

La prestation consiste à la fois à établir un inventaire de base de ces insectes et réaliser un suivi de population plus approfondi  pour certaines espèces. C’est notamment le cas pour le papillon de jour Satyrium w-album (Thécla de l’orme) qui est présent au Clos de la Salle mais en très petit nombre et de façon intermittente. Ainsi, nous avons constaté des  années sans observations et pour d’autres années, en revanche, nous avons pu repérer  1 à 3 individus. Ce papillon est  inféodé à l’orme qui est présent sur le site mais qui subit les effets négatifs de la graphiose de l’orme.
2012 est la dernière année d’inventaire. Je procèderai à des études plus poussées à nouveau sur les  coléoptères et les lépidoptères macrohétérocères  en réalisant plusieurs chasses nocturnes.

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A l’issue de ces cinq années d’observation,  un travail de synthèse et d’analyse de l’impact des mesures de gestion appliquées après le plan de gestion de 2004 complètera la prestation.

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Il s’agira alors de répondre à diverses questions telles que :

  • le pâturage  extensif mis en place aux prés du marais a-t-il été utile?
  • quel apport réel a-t-on pu constater?,
  • Cette politique a-t-elle été sans impacts négatifs sur la faune et la flore ?
  • Comment restaurer la noue principale ? Sa dégradation est-elle due à un phénomène anthropique ou une mauvaise gestion du site  ou bien est-ce un phénomène naturel lié à la variation du niveau de la nappe phréatique de la Seine?

Pour compléter cette présentation, vous trouverez en suivant le lien : Projet Mesnil-le-Roi une information sur le projet publiée par le Conseil général des Yvelines.

Bonne lecture

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